[Le Groom vert-de-gris]


Je devais entamer la critique d’un très bon album ( voir plus bas ) mais c’est finalement celle d’un très mauvais album que je vais entreprendre, ce en posant une question bien triste : mais où est donc passé, non pas Ornicar mais José Luis Munuera.. ?

Quel vilain farfadet l’a empêché de poursuivre son aventure Spiresque.. ?



Car oui je veux parler du dernier Spirou dont la teinte vert de gris est à l’image de mon humeur une fois en avoir terminé la lecture, cet opus n’étant autre qu’un fatras de tous les clins d’oeil possibles, amoncelés les uns sur les autres pour former un résultat indigeste de par une quantité d’idées prévalant à la qualité de celles-ci, mon cerveau ayant d’ailleurs failli subir une surcharge pondérale subite suite à cette plongée dans une Belgique hergéisée à outrance...



Hormis ce paysage patchwork de la BD franco-belge qui nous est ainsi « vomi », il est à noter l’aspect tout aussi écoeurant de la prise de position totalement manichéenne du scénariste, car si après la lecture de cet album vous n’avez pas le terme « boche » en tête c’est que vous aviez celle-ci dans la lune, ce qui finalement n’est peut-être pas plus mal, car devenir sélénite permet d’envisager un bienheureux passage dans un univers bien plus accueillant, celui, poético-magique, de Don Lope de Villalobos Y Sangrin et de Armand Raynal de Maupertuis, personnages virevoltants de l’excellent « De capes et de crocs » !!


Peut-être aussi formidable se trouve être l’album qui sera l’objet de ma prochaine prose dithyrambique, en l’occurence « Quand souffle le vent »...