[Sept en bretagne, ze retour]


Et voilà, c'est fini !!!

Le festival de Bédée consacré à la BD s'est terminé.

Les Coinceurs ont été heureux de vous accueillir et n'oublieront pas, rassurez vous de vous envoyer via le net, vos oeuvres, chers élèves d'un jour !


Merci aux organisateurs qui nous ont fait confiance, nous avons passé une journée très agréable dans une ambiance qui se démarque des autres festivals. Chapeau bas donc, à l'équipe de passionnés qui a tenu les rênes de cette aventure jusqu'au bout. Nous espérons que l'année prochaine, ce sera tout aussi bien !!!

Bientôt, une fois nos photos "développées", vous retrouverez notre reportage.

Mais en attendant , venez visiter la dernière exposition à laquelle nous avons participé, et n'hésitez pas non plus à visiter les autres pages sur le même sujet!
Et lisez donc le dernier strip de notre chronique slip .


la marmotte qui du festival de Bédée a toutes les affaires rangées
( ah! Ce dos!!! )

[Slips en Strip]

Chronique sur corde à linge

Le retour un peu tardif sur la symbolique de Juillet ( oui, Août va arriver mais un peu de patience ... ) .
La colorisation arrive aussi... :-)


[Si vous voulez croiser MissP ... ]

Vous pourrez croiser miss Pauline les samedis matin et dimanche après-midi du 26/09 au 4/10 , lors de la manifestation "Mon voisin l'artiste LAC DE MAINE".
Ca se passe à Angers, Salle A. Chupin, secteur Mollières.

Notre artiste coinceuse va d'ailleurs TREEEEES bientôt publier !!

Samedis, dimanches et mercredi : 10h- 19h(Ouverture pour scolaires ou accueil de loisirs sur réservation)

Les artistes présents :Olivier POULET (Peinture acrylique), Pauline CASTERS (Illustratrice BD), Petra BAJEAT (scultpure), Etienne GUIARD (aquarelle), Bruno ANTONY (peinture numérique…), Emmanuel LANDAIS (Mosaïque), Bernadette LEMOINE (récup’), Josie BROUARD, Jean Marie BROUARD (pastel acrylique), Denise STEIN (huiles…), Sophie VENDRYES (dessin acrylique), Patrick LUCAS (pastel), François BICHON (peintures…), AZILIZ (illustratrice enfants), Maryline MONIER (art floral), Liu ZUOXIU (CALLIGRAPHIE), PHOTO JEUNES ILM, ateliers enfants arts plastiques DANIELLE GUILLET…

[Florence Cestac]


Nos vies, mine de rien
La bande des six nez, art majoritairement masculin par son lectorat, son esprit et ses auteurs, déroge rarement à la règle. La normande Florence Cestac fait partie des quelques exceptions. Derrière l'apparente modestie de son style «gros nez», se cache une épatante oeuvre autobiographique. Humez ces fragrances, votre vie n'est jamais loin. La sienne aussi, mine de rien.

Née le 18 juillet 1949 à Pont-Audemer, dans le pays d'Auge, la petite Florence n'a pas dix ans quand disparaît Calvo, dessinateur qui résidait non loin de la dessinatrice en herbe, à Elbeuf-sur-Seine, et qui sera plus tard son mentor posthume. Pour l'heure, la jeune pontaudemérienne fait ses gammes, quittant les bords de la Risle pour intégrer l'école des Arts décoratifs à Paris.

Là, en 1972, elle fonde une librairie avec le graphiste Etienne Robial. Trois ans plus tard, cette première librairie de bande dessinée parisienne devient maison d'édition sous le label Futuropolis, éditions qui présentent initialement son travail d'auteur : Harry Mickson, parodie du détective recréé par le traducteur Jean Ray Harry Dickson ou encore La Guerre des Boutons du romancier Franc-Comtois Louis Pergaud.Les éditions Futuropolis font aussi redécouvrir l'oeuvre de Calvo en publiant Patamousse, Rosalie ou encore Moustache et trottinette. Née le 26 août 1892 à Fleury-sur-Andelle, le haut-normand Edmond-François Calvo, demeure une figure majeure de la bande dessinée, passeur de relais entre l'initiateur Walt Disney et le primordial Albert Uderzo. Connu d'un public d'initiés pour La bête est morte (1944), somptueuse fable animalière narrant la seconde guerre mondiale, Calvo influence aussi Cestac par la rondeur de son trait et la souplesse de son dessin. Petit-fils déglingué de Mickey Mouse, Harry Mickson vénère son père, lui emboîtant le pas avec son trait nonchalant au pinceau.




Par la suite, Cestac entame une série, Cestac pour les grands, avec Le démon de midi en 1996, sa bête est morte à elle. Aussitôt, le succès populaire gagne son nouveau registre adulte. De surcroît, cet album est couronné d'un deuxième Alph’art de l’humour en 1997. Par la suite, en 2003, ce petit bijou d’humour caustique sur le thème de la quadragénaire délaissée au profit d'une jeune femme est adapté avec succès au théâtre par la comédienne Michèle Bernier, puis porté à l’écran en 2005 avec la toujours tonitruante fille du professeur Choron. Cette même année, paraît Le démon d'après, suite attendue du premier album et fine analyse des héroïnes devenues quinquagénaires. Point d'orgue de son travail, l'an2000 voit Florence Cestac recevoir le prestigieux Grand prix de la ville d'Angoulêmepour l'ensemble de son oeuvre.

Le travail de Cestac est avant tout une introspection rigolote de ses expériences personnelles.

Appuyez sur le gros nez de ses personnages, il n'en sortira pas du lait, mais du suc, le suc de la vie, ironique, drôle, amer.Fidèle à cette veine, Cestac est revenue l'an passé sur La véritable histoire de Futuropolis, une de ses grandes aventures.Rondeur d'une trajectoire, son oeuvre personnelle n'est-elle pas sous le signe de cette collection Gros nez des fameuses éditions Futuropolis ? Humez ces fragrances, qui aurait dit que le parfum suave des années soixante-dix serait d'une indicible nostalgie comme jadis les odeurs surannées des vieux illustrés d’après-guerre?



Jean-François Miniac

[Le Groom vert-de-gris]


Je devais entamer la critique d’un très bon album ( voir plus bas ) mais c’est finalement celle d’un très mauvais album que je vais entreprendre, ce en posant une question bien triste : mais où est donc passé, non pas Ornicar mais José Luis Munuera.. ?

Quel vilain farfadet l’a empêché de poursuivre son aventure Spiresque.. ?



Car oui je veux parler du dernier Spirou dont la teinte vert de gris est à l’image de mon humeur une fois en avoir terminé la lecture, cet opus n’étant autre qu’un fatras de tous les clins d’oeil possibles, amoncelés les uns sur les autres pour former un résultat indigeste de par une quantité d’idées prévalant à la qualité de celles-ci, mon cerveau ayant d’ailleurs failli subir une surcharge pondérale subite suite à cette plongée dans une Belgique hergéisée à outrance...



Hormis ce paysage patchwork de la BD franco-belge qui nous est ainsi « vomi », il est à noter l’aspect tout aussi écoeurant de la prise de position totalement manichéenne du scénariste, car si après la lecture de cet album vous n’avez pas le terme « boche » en tête c’est que vous aviez celle-ci dans la lune, ce qui finalement n’est peut-être pas plus mal, car devenir sélénite permet d’envisager un bienheureux passage dans un univers bien plus accueillant, celui, poético-magique, de Don Lope de Villalobos Y Sangrin et de Armand Raynal de Maupertuis, personnages virevoltants de l’excellent « De capes et de crocs » !!


Peut-être aussi formidable se trouve être l’album qui sera l’objet de ma prochaine prose dithyrambique, en l’occurence « Quand souffle le vent »...